Prochaine journée vendéenne le samedi 21 octobre 2017 dans la région de Cholet. Restauration d'une croix, pose de plaque commémorative, veillée vendéenne... Retenez dès à présent cette date.

mercredi 6 novembre 2013

Un passionnant roman pour les longues soirées d'hiver

Fortuné du Boisgobey,  L’Enragé

Fortuné Hippolyte Auguste Abraham-Dubois, dit Fortuné du Boisgobey, né à Granville le 11 septembre 1821 et mort en février 1891 à Paris, est un auteur français de romans judiciaires et policiers ("Le Pouce Crochu" , "Le Crime de l'Omnibus" , "Le Collier d'Acier"….), mais aussi d'intéressants romans historiques ("Le demi-Monde sous la Terreur", Les Collets Noirs" …), ainsi que quelques récits de voyage ("Du Rhin au Nil" ). Au total plus de 80 titres.



A qui vont échoir les 900 000 livres de Marie-Rose Hérel, la Marquise de Carolles, qui vient de mourir, veuve et sans héritier, en son hôtel de la rue Saint-Jean, dans la Granville de la fin 1793 ? Encore faudrait-il qu’on sache où elle a pu cacher pareille somme, se demandent les trois cousins assemblés à son chevet, qui ignorent tout du mystérieux passé de celle dont ils convoitent l’héritage. Le secret du trésor de Marie-Rose est enfoui dans un scapulaire de drap rouge, noué autour du cou de la morte. Il sera remis la nuit même du décès, selon les dernières volontés de la défunte, à une personne qui par malheur, en ignore le contenu... Ce fabuleux testament va devenir l’enjeu d’une ahurissante course-poursuite dans laquelle sont impliqués Denise, jeune brigande vendéenne, l’officier d’artillerie républicain René la Briantais, chargé de défendre Granville assiégée, le comte Guy de Paramé, soldat royaliste au service du général Henri de La Rochejaquelein, et Thomas Laîné, un ardent sans-culotte, président du club révolutionnaire de Granville. Une trépidante histoire d’honneur, d’amitié virile et de cupidité sordide, va se développer dans une trame historique mouvementée, celle des combats impitoyables qui opposent, dans tout l’Ouest de la France, les Chouans, paysans courageux au service de Dieu et du Roi, aux « Bleus » envoyés par la Convention pour défendre la République.


Jetée aux mains des « Bleus » par la course folle de son cheval,ou par un sentiment secret qu’elle n’ose s’avouer, la jeune Vendéenne Denise court désormais un danger mortel. C’est la guillotine qui attend les ennemis déclarés de la République, à moins qu’ils ne périssent noyés dans la Loire par les ignobles sicaires de Carrier, tout-puissant représentant en mission, envoyé à Nantes pour y mater, à sa façon, l’insurrection des « brigands ». Mais l’infâme Thomas Laîné, révolutionnaire sans scrupule, aimerait d’abord extorquer à Denise le secret du million de la Marquise de Carolle. Pour cela, rien de tel qu’un chantage sordide : la vie sauve pour la jeune fille, contre la révélation de l’emplacement du trésor, et l’abandon à son profit de tout ou partie des droits de succession. L'issue semble inéluctable, d’autant qu’un insolent destin a éliminé ses concurrents dans la course à la fortune. C’est sans compter sur l’intervention de deux ennemis que tout devrait opposer, pourtant liés par une estime réciproque et un respect complice : le fougueux Marigny, qui commande l’artillerie vendéenne, et son alter ego républicain, René La Briantais. Portés par des motivations croisées, ils vont tout faire pour sauver la jeune fille, et avec elle son compagnon de jeunesse, le jeune et chevaleresque Guy de Paramé. Thomas Laîné planifie avec un sang-froid consommé une machination implacable, passant par un sauvetage compliqué, doublé d’une trahison lucrative. Mais la malchance va s’en mêler, et des moments bien difficiles l’attendent, avant de pouvoir jouir enfin du triomphe qu’il mérite.

1 commentaire:

  1. A découvrir d'urgence. J'ai assisté le 2 Novembre à Granville à une conférence sur l'auteur donnée par le préfacier à la Médiathèque : intéressé, j'ai acheté le roman et suis en train de le lire... Sacrée histoire ! Difficile à lâcher une fois commencée.
    Ce Boisgobey sait nous "prendre au fil de la page" avec un talent rare, sans doute celui de ces feuilletonistes du 19ème qui avaient un art tout particulier pour cela...

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