24 novembre 2017 veillée vendéenne à La Tourlandry animée par Dominique Lambert, foyer Saint-Vincent à partir de 20h.

jeudi 26 décembre 2013

Ephémérides du 25 et 26 décembre 1793

      – 25 décembre 1793 :

* Pierre Allard fait sa soumission et dépose ses armes à sa municipalité de Thouarcé. Il est fusillé dans "la prée" de Sainte-Gemmes, près des Ponts-de-Cé.

* Venant du Mans, à la suite de l'armée républicaine, la Commission militaire s'installe à Savenay avant de se rendre à Nantes. Dès le 23 décembre, à Savenay, elle fait fusiller 288 traînards de l'armée royale. 

* Le 25 – en guise de joyeux Noël – la Commission fait fusiller à Savenay 188 victimes. Dans cette seconde hécatombe de nombreuses paroisses du pays insurgé sont représentées : huit victimes appartiennent à la ville de Cholet, six à celle de Chanteloup, quatre à la Chataigneraie, quatre des Herbiers, quatre de Saint-Georges de Montaigu, trois de Chambretaud, trois de Vezins, trois de Trémentines, etc.

* A la Convention : discours de Robespierre sur le gouvernement révolutionnaire. Il prononcera la deuxième partie de ce discours le 5 février. Malgré ses moyens expéditifs et sa forme dictatoriale, le gouvernement révolutionnaire était légitime, selon Maximilien, car son seul but était le salut du peuple. "Terrible aux méchants mais favorable aux bons". Il avait comme ressort la vertu appuyée sur la terreur, "la vertu sans laquelle la terreur est funeste, la terreur sans laquelle la vertu est impuissante." La terreur, tempérée par la vertu devenait donc un moyen de gouvernement.

– 26 décembre 1793 :

Noyade de Nantes (gravure allemande)
* A Savenay, la Commission militaire condamne à mort 185 victimes.

* A Nantes, Carrier décide de noyer 1 200 personnes d'un seul coup. Un jacobin qui vient d'arriver à Nantes écrit : "Ici, on emploie une manière inusitée de nous débarrasser de la mauvaise engeance des brigands. On met tous ces coquins dans des bateaux qu'on fait ensuite couler à fond. On appelle cela envoyer au château d'eau". (faisant allusion aux château d'Aux dans le voisinage de Nantes), "en vérité si les brigands se sont plaints quelques fois de mourir de faim, ils ne pourront se plaindre qu'on les fasse mourir de soif". De l'humour noir – ou bleus! – sans doute...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire