24 novembre 2017 veillée vendéenne à La Tourlandry animée par Dominique Lambert, foyer Saint-Vincent à partir de 20h.

lundi 14 septembre 2015

Il fait bon vivre en Vendée Militaire, par Henry Renoul

     C’est une enquête du journal « Les Echos », intitulée « Où fait-il bon vivre en France ? » qui nous l’apprend : les bassins d’emplois de Vendée départementale, des Mauges, du Bressuirais, du Pays de Retz et du Pays du Loroux-Bottereau (Pays Nantais) se classent très honorablement parmi les 304 bassins soumis à enquête.
     La démographie, l’emploi, les revenus sont parmi les critères retenus pour établir le classement et notre Vendée Militaire oscille entre les 1ère et 40ième places. Mais le plus intéressant, ce sont les commentaires du géographe et démographe reconnu Hervé Le Bras : « l’Ouest est un pays religieux, de résistance à l’Etat, à forme familiale dense ». La religion et la famille forment à ses yeux « des couches protectrices. Les personnes y sont plus liées. Elles collaborent mieux ». A l’inverse, Hervé Le Bras constate que « les régions déchristianisées, plus attachées aux principes républicains et qui attendent beaucoup de l’Etat vivent moins bien. Ce sont des gens qui ont perdu leurs repères et qui ont du mal à trouver leur avenir » conclut le géographe-démographe.


     La soumission vitale
    On ne peut qu’apprécier cette analyse qui nous conforte dans notre souci de la conservation de la mémoire vendéenne. Nous devons en effet beaucoup à nos aïeux et à leur combat, ce que décrit Hervé Le Bras sans y préciser les références historiques : pays religieux, résistance à l’Etat, familles denses ! Les causes des Guerres de Vendée sont quasiment reprises dans ces quelques mots. Est également justifiée, si besoin était, le soulèvement populaire, sorte de soumission vitale au désir de conserver cet art de vivre, cette harmonie sociale et religieuse, simple et naturelle, que la Révolution voulait rayer des mémoires au profit de la déesse Raison ! Merci aux Géants de 93.

     Il manque le Roy
     C’est le ministre du gouvernement socialiste, Emmanuel Macron, qui le découvre et qui le dit : le locataire de Bercy y regrette que « la figure du roi » soit aujourd'hui « absente de la vie politique française ». « La démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude car elle ne se suffit pas à elle-même », juge-t-il, estimant que les français n'ont « pas voulu la mort du roi ». « La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif: le roi n'est plus là! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures: ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment ».
« Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu », conclut Emmanuel Macron, au comble de la naïveté.
Pour remplir la figure du Roi, absente de la politique française, ne faudrait-il pas mieux y mettre un vrai roi, héritier des quarante rois qui ont fait la France ? Le combat des Vendéens serait ainsi mené à terme car leurs drapeaux affichaient clairement « Pour Dieu, pour le Roy, pour nos foyers ! »
                                                                                                               

Extrait de la revue Savoir n°113

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