24 novembre 2017 veillée vendéenne à La Tourlandry animée par Dominique Lambert, foyer Saint-Vincent à partir de 20h.

mardi 8 mars 2016

Les victimes lorousaines des Guerres de Vendée

L'île du Recoin au Loroux-Botterau

Parmi les 4500 personnes du Pays du Loroux-Bottereau mortes pendant les Guerres de Vendée, la liste de quelques 1000 d’entre elles existe et ne concerne que la paroisse du Loroux qui comprenait celle du Landreau à cette époque. Certains sont morts au combat en Vendée militaire, d’autres ont été guillotinés, fusillés à Gigant ou noyés en Loire, une très grande partie a été victime du passage de la colonne infernale de Cordelier, en mars 1794. Parmi elles André Ripoche, le Saint de Bas-Briacé.
De nombreux Lorousains ont participé aux grandes batailles, perdues ou gagnées. Ils étaient à Luçon, Torfou, à Noirmoutier ou à Cholet et ont accompli la Virée de Galerne, en totalité ou en partie. Les registres établis après la guerre en dénombrent une cinquantaine morts au combat Outre-Loire, à Angers, Dol ou Fougères. Ils sont notés : Mort au combat - Outre-Loire. Plus précisément et avec certitude, au moins douze Lorousains sont morts au Mans, notés dans les registres : Mort dans la déroute ou dans le revers du Mans.  
En voici la liste : André Babin (17 ans), puis trois frères Jean (25 ans), Laurent (20 ans) et Julien (18 ans) Bourget de la Charterie,  Julien Giraud (22 ans) de la Chardonnière, Julien Gohau (22 ans), Mathurin Legendre (17 ans), Laurent Paquereau (35 ans), Julien Paquereau (34 ans) et Joseph Paquereau (20 ans) tous trois de la Houizière, Jean Ripoche de la Bouquetière et Mathurin Sauvêtre (24 ans) de la Mazure.
Plaque
S’ils font incontestablement partie des victimes vendéennes du Mans, nul ne peut dire s’ils sont parmi les 154 squelettes exhumés lors des fouilles archéologiques. Et personne ne demande que leur dernière demeure soit au Loroux-Bottereau. Ils ont sans doute franchi la Loire à Saint-Florent-le-Vieil. Une partie de leur famille restée au pays lorousain a peut-être été massacrée lors du passage en mars 1794 de la colonne infernale de Cordelier après l’autre massacre des Lucs le 28 février 1794.
Aux Lucs, le souvenir symbolique du passage des Colonnes infernales, à Saint-Florent le lieu commémoratif des généraux Cathelineau et Bonchamps, au Mont des Alouettes le mémorial des combattants de toutes les campagnes de la Vendée Militaire insurgée. Et sur tout le grand pays vendéen insurgé, des centaines de croix, plaques et vitraux commémoratifs !
Les Lorousains se reconnaissent dans ces trois grands sites commémoratifs et ne demandent que le respect dû aux morts, « pour Dieu et pour le Roy ».



Henry Renoul

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