6 octobre 2018 : Journée vendéenne Doué-la-Fontaine, pose d'une plaque commémorative, promenade et veillée vendéenne. Renseignements 02 41 39 25 36 ou 06 61 14 09 70

mercredi 5 septembre 2018

Raoul bientôt prêt pour rejoindre le REP


Saut à 4000 mètres à bord d'un Pilatus porter : saut en tandem avec son cousin Louis Étienne du Réau plusieurs fois champion du monde de parachutisme spécialité voile contact : vol libre pendant 2500 m à 250 km heure puis ouverture du parachute à 1500 m avec vue superbe sur la Loire

lundi 27 août 2018

Reportage photographique de la venue de Patrick Buisson au cinéma de Montjean/Loire, le 24 août 2018

A l'invitation de la Vendée Militaire, Patrick Buisson présentait au cinéma de Montjean/Loire, le 24 août 2018, son film Les manants du roi Vendée 1793-1796. Voici un album photos de cet événement.


mardi 21 août 2018

Dominique Souchet et Alexandre Soljénitsyne

Dans le n°52 (2ème trimestre 2018), de La nouvelle revue universelle, il faut absolument lire l'article de Dominique Souchet, Soljénitsyne, le Vendéen (pp11 à 25) - La nouvelle revue universelle, 1, rue de Courcelles, 75 008 Paris. Tel : 01 42 57 43 22                                                                                    
D.L.

Les cahiers Louis XVII (été 2018, n°59)

Les cahiers Louis XVII (été 2018, n°59),  renferment quelques articles susceptibles d'intéresser nos amis. Par exemple un article de grand intérêt de Laure de La Chapelle, Un opportuniste de talent : Joseph de;Puissaye. Lire également un article de Jean-Pierre Gautier, Quiberon sous la bannière de Louis XVII. Hans-Axel de Fersen est aussi au sommaire de ce numéro, avec des articles de Carina Burman et de Christian Crépin. Ce dernier publie également un article sur Louis XVII et Madame royale dans le Journal d'Axel de Fersen. On se procure ce numéro auprès du Cercle d'Etudes Historiques sur la question Louis XVII, 17, rue des Réservoirs - 78000 Versailles.
D.L

dimanche 19 août 2018

Le nouveau Thibaudeau est arrivé

Je viens de recevoir, avec une sympathique dédicace, le T.II des Ecrits de Louis Perrocheau. Mémoires d'un vendéen rebelle. Personne ne s'y attendait, sauf son éditeur. Ce cadeau de Pierre Thibaudeau nous arrive en tapinois, sans crier gare, comme un impromptu réjouissant pour nous faire oublier un instant ce monde morose et laid. Ce deuxième volume couvre les années 1831 à 1835, date à laquelle Louis Perrocheau, en février  de cette année-là, retourna à Dieu.Pierre Thibaudeau assure qu'il n'y aura pas de troisième volume. Bien entendu nous n'en croyons rien... Dommage pour Pierre Thibaudeau mais ça ne marche pas, il n'y a pas le compte.

En effet, après la mort de l' estafette de Jean-Baptiste Joly, quelqu'un - son fils ? sa fille ?  - a bien dû reprendre la plume pour continuer, sans doute à l'aide d'un nouveau registre, les récits et considérations savoureux de son père, Louis Perrocheau. J'en suis sûr, Pierre Thibaudeau est sur le point de retrouver ce registre dans un coffre ou dans une sorte " de malle des Indes ", jamais ouvert depuis cent ans. Ce registre, à mon humble avis, parlera des Perrocheau sous la fin du règne de "la poire", de la deuxième république, du "second en pire", des zouaves pontificaux (1860), du syllabus (1864), et de l'Infaillibilité pontificale (1870), sous oublier la mort du comte de Chambord en 1883 et la naissance de l'Action française quotidienne le 21 mars 1908, le passage de Léon Daudet au Mont des Alouettes le 25 juillet 1926 (" Nous comptons sur vous, Vendéens pour en finir avec la gueuse", aurait dit le célèbre tribun); et, bien sûr, de la malheureuse Poldévie et l'appel pour ce peuple par l'Admidaeff et Lineczi Stantoff, que sais-je encore. Le transcripteur et commentateur, Pierre Thibaudeau, a encore du pain sur la planche.

Mais, me direz-vous, ou prendra t-il sa documentation pour nourrir ce troisième volume que j'appelle, personnellement, de tous mes vœux ? Il le trouvera, comme toujours, dans les inépuisables archives Perrocheau. Il puisera aussi, et abondamment, dans son non moins formidable "sac à malice" et dans "son grenier à foin" - sa mémoire- où il trouvera sans aucun doute quelques herbes fauchées et séchées avec lesquelles il saura bien égayer nos soirées de l'hiver 2020. Si Dieu veut....
Ce deuxième tome qui vient de paraître contient des pages truculentes et de franche rigolade. Mais il y a aussi des moments plus sérieux et de haute philosophie inspirée de Rabelais. Comme il fallait s'y attendre, il évoque longuement les événements de 1832. N'oublions pas que louis Perrocheau est fidèle à Dieu " non sans lui faire de sévères remontrances" (PT).Il aime le Roi, mais reste "sceptique sur ceux qui incarnent le pouvoir". Bref, il ne veut pas se laisser embobeliner. Enfin, il est fidèle aussi à son chef Jean-Baptiste Joly, "encore que ce dernier le rudoie". Mais il y a aussi des pages qu'il ne faut pas mettre entre toutes les mains. L'une cite un certain "teuton" dont le nom évoque immanquablement "les exploits aéronautiques"' du P. Dupanloup. La lecture de cette pages-là est à partager seulement par des gens ayant servi dans le même régiment. Quelle audace Pierre Thibaudeau.

D.L

Pierre Thibaudeau, Les écrits de Louis Perrocheau. Mémoires d'un Vendéen rebelle, t.II, Cholet, Pays et Terroirs, 65 place de Rougé à Cholet, 2018, 20 € plus port ou directement auprès de l'auteur  qui se fera un plaisir de vous dédicacer son ouvrage : p_thibaudeau@orange.fr

mercredi 8 août 2018

Le puy du Fou, un rêve d'enfance

mbrede vues
Comme chaque année, à l’occasion de l’été, Boulevard Voltaire vous offre des extraits de livres. Cette semaine, Le Puy du Fou, un rêve d’enfance, de Philippe de Villiers.

Une voix tremblante qui était déjà presque écriture
Juste à côté de chez moi, il y avait un champ que les paysans appelaient «  Le champ de la braille » […]
Un peu plus bas, sous le jardin de la maison, coulait une petite rivière anodine, la Boulogne. Elle serpentait jusqu’aux Lucs – Les-Lucs-sur-Boulogne -, à quelques kilomètres ; elle passait en contre-bas de la chapelle des martyrs, qui fut un Oradour vendéen. Petite rivière tranquille, où je fabriquais des radeaux, petite rivière de mes premiers hameçons, de mes premiers vairons. Petite rivière jadis rougie du sang suppliciés. Petite rivière métaphysique de l’autre. Vendée, celle du génocide, Vendée aux lèvres closes scellées d’un signe de croix.
Déjà chantait en moi une petite voix d’enfant qui n’était plus la mienne et qui fredonnait en oratorio. Une voix tremblante qui était presque déjà une intention, une écriture.
Ainsi devait éclore mon rêve du Puy du Fou. Le rêve n’est pas sorti d’un lieu. C’est au contraire le lieu qui est sorti d’un rêve. Le Puy du Fou est né, au plus profond de mes entrailles, de la confluence de deux urgences intimes : une reconnaissance et une réparation.
Une reconnaissance de dette et une réparation de l’injustice commise en Vendée: 300.000 martyrs livrés aux ardeurs du soleil et des corneilles et qui n’ont jamais été « ensépulturés ».
La dette dont je parle était une dette morale. Je voulais déposer un « merci » quelque part.
En courant à perdre haleine, je m’étais endetté à vie. IL fallait rembourser, payer. Dire: « Merci pour une enfance heureuse ».
Merci pour toutes ces mélodies.
Merci aux Anciens de m’avoir appris la nostalgie.
Merci à la Vendée, merci à mon kaléidoscope de grands caractères qui m’ont façonné l’âme.
Merci aux cloches de mon baptême qui ont très tôt fait remonter en moi, depuis la nappe profonde de mes paysages intimes, l’unité allégorique des vivants et des morts, les harmonies des patries charnelles.
Et puis merci à mon cher père et à ma chère mère, mes premiers créanciers. Ils avaient tant voulu que leurs enfants fussent enracinés ! Les voilà exaucés et au-delà. […]
Un jour, je suis allé voir mon père. J’avais dix-huit ans:
– Papa, je veux écrire un hymne à la Vendée. Une chanson de geste.
– Écris donc d’abord ta vie, fais des études. Quand tu auras des diplômes, on en reparlera.
Je montai donc à Paris faire des études, attraper des peaux d’ânes à Sciences Po, puis l’ENA.
Alors on en reparla. On reparla de mon projet, de mes songes, de cette utopie – un film de plein air en trois dimensions. Mon père se gaussait affectueusement : « Au fou ! » Quelques années après, à la suite d’une ronde de repérage sur les hauteurs et lacets du bocage, je suis revenu vers lui.

– Au Fou ? Tu cries toujours « au fou » ? Eh bien, tu avais raison, papa: « au Puy du Fou! »



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