Banderole

Le Samedi 12 Septembre 2026 au Vieux Château de Montravers aura lieu les 50 ans de la Vendée Militaire et les 20 ans de la restauration du Vieux Château de Montravers

02/07/2026

Notes de l’abbé Dubin de Grandmaison sur les Mémoires de la marquise de La Rochejaquelein

 Un chanoine dans la guerre de Vendée. Notes de l’abbé Dubin de Grandmaison sur les Mémoires de la marquise de La Rochejaquelein, édition critique établie et présentée par Michel Chatry, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, 2025, 25 €.

    Après la lecture des souvenirs d’un(e) mémorialiste, certains auteurs ou témoins des événements ont voulu laisser des « remarques », des « observations », des « notes » ou des « éclaircissements » pour confirmer ou contredire certains propos de l’auteur. Parfois ces notes étaient écrites dans les marges du livre ou sur quelques feuillets placés au début du livre. Le baron de La Tousche d’Avrigny (†), témoin auriculaire, a commenté beaucoup de livres que j’ai vus chez lui, parmi lesquels le tirage à part des Mémoires de Pauvert. Lorsque le Journal des débats fit, dans son numéro du 11 février 1806, l’éloge de l’ouvrage d’Alphonse de Beauchamp, Histoire de la Guerre de la Vendée (trois volumes, Paris, Giguet et Michaud), le succès de ce livre fut assuré. Or, le très controversé abbé Bernier ne partagea pas l’enthousiasme du Journal des débats et rédigea des notes qu’il adressa à un journaliste parisien. Ces « observations » furent retrouvées par l’abbé F. Uzureau dans les papiers de Barante et les publia dans L’Anjou historique (n°4, janvier 1903, pp. 354-374). Elles sont très curieuses et présentent souvent un grand intérêt. Elles sont beaucoup citées par les historiens. On pourrait encore citer L.-F. de Robiano de Borsbeek avec ses Additions aux Mémoires de madame la marquise de La Rochejaquelein (Louvain, chez Vanlinthout et Vandenzade, 1823, 93 p.). De son côté, Émile Grimaud a eu la bonne idée de publier les notes de Mme de La Rochejaquelein après sa lecture de l’Histoire de la Vendée militaire de J. Crétineau-Joly (Paris, Hivert, Poussielgue-Rusand, Dentu, Bohaire, 4 vol., 1840-1841). Émile Grimaud a relevé ces notes et les a publiées sous le titre Mme de La Rochejaquelein et les guerres de Vendée (Nantes, Imprimerie Vincent Forest et Émile Grimaud, 1888, 42 p.).

    Le chef vendéen Jean-Aimé Soyer (1768–1823), respecté de tous, commenta la quatrième édition de Beauchamp (Paris, L.-G. Michaud, 1820, 4 vol.) dans laquelle il trouva bien des inexactitudes. M. l’abbé Uzureau retrouva ces notes au château de L’Espéronnière, à Vezin, chez M. Eugène de Terves et les publia dans L’Anjou historique, n°3, novembre 1904, pp. 297-306. Les notes de Jean-Aimé Soyer sont très importantes pour l’histoire de la Vendée. Dommage que son projet d’écrire ses souvenirs sur les guerres de Vendée n’ait pu se réaliser.

    Passionnantes aussi, les lettres de Mme de La Rochejaquelein au baron de Barante (Fontenay-le-Comte, Imprimerie Henri Lussaud, 1913, 23 p.). Mais là, nous entrons dans une autre histoire. Curieux également, « les renseignements donnés par M. For... à Savary » et insérés à la fin de Guerre de Vendée. Campagne de 1793, publié à Londres en 1805 par la comtesse d’Oeynhausen, maîtresse du général Henry Forestier, de La Pommeraye en Anjou, (voir Frédéric Augris, La comtesse d’Oeynhausen (...), s.l., Éditions des Écrits et de l’Histoire, 2021, 403 p.).

    Enfin voici, en dix-neuf lettres, les commentaires de l’abbé Dubin de Grandmaison sur les Mémoires de la marquise de La Rochejaquelein, adressées au baron de Barante, lequel rédigea les célèbres Mémoires. J’ai sous les yeux le premier retirage de la première édition : À Bordeaux, chez Racle, imprimeur de la Préfecture, 1815, portant le titre : Mémoires de madame la marquise de La Rochejaquelein, écrits par elle-même, rédigés par M. le baron de Barante.

    Le chanoine Daniel Timothée Dubin de Grandmaison (né à Blois en 1764 et décédé dans cette même ville en 1833) est un ancien aumônier de l’armée royale de Vendée… On comprend immédiatement le grand intérêt de ses notes, l’intérêt des « choses vues », disait G. Lenotre. Analysé par un grand spécialiste (reconnu comme tel par tous les historiens de la Vendée), Michel Chatry, ce qui double encore l’intérêt de cette publication. Ce livre doit nécessairement figurer dans votre bibliothèque. Daniel Maudet, historien de la région de Mauléon-Bressuire, nous avait fait connaître le chanoine Dubin de Grandmaison en publiant un article sur lui dans notre revue Savoir (septembre 2018, pp. 41 à 47). On n’en finirait pas de citer les détails et anecdotes dont le chanoine fut le témoin.

    Les passionnés de la Vendée trouveront dans cette publication de nombreuses informations et réflexion sur la « grand’guerre ». À emporter cet été en vacances, de préférence à la campagne.


D.L


 

29/06/2026

La première biographie du général de Suzannet

    Pour de « sombres raisons » encore bien présentes dans la mémoire collective du « vieux pays », le général Constant Jean-Baptiste Pierre de Suzannet (1772–1815) fut trop longtemps négligé par les historiens royalistes de la Vendée. Il vient d’être remis en pleine lumière par sa descendante, Constance de Pommereau, née de Suzannet, auteure d’une magistrale et éblouissante biographie : Le général de Suzannet. La fidélité à toute épreuve (Le Coudray-Macouard, Quint’Feuille / Saint-Léger, 2026, 415 p., 24 €).

    La proche parenté de l’auteure avec le héros de son livre pourrait nous faire penser que madame de Pommereau a pris la plume pour laver l’honneur du général, mis à mal en 1815. On sait combien elle est attachée à l’histoire de sa Maison. Elle a publié, il y a quelques années, une biographie consacrée à sa grand-mère, Hélène de Suzannet (1901–1961), Combat humaniste d’une femme engagée pour la paix et pour l’Europe. Cette dame, née Durant de Mareuil, fut une très courageuse résistante et une pionnière de la représentation féminine au Parlement. Le souvenir d’Hélène de Suzannet est bien entretenu en Vendée, particulièrement à Chavagnes-en-Paillers.

    La biographie du général de Suzannet est très éloignée d’un ouvrage banal de dévotion familiale. Préfacée par l’historien Aurélien Lignereux (Sciences Po Grenoble), auteur d’ouvrages consacrés à l’Empire, dont Chouans et Vendéens contre l’Empire : 1815, l’autre guerre des Cent-Jours (Paris, Vendémiaire, 2015), cette biographie s’appuie sur une incroyable documentation archivistique.

    L’auteure exploite notamment le fonds de La Chardière, à Chavagnes-en-Paillers, « siège social » de la famille de Suzannet depuis le XVIIᵉ siècle. On sait que les papiers Suzannet ont été préemptés par les Archives départementales de la Vendée lors de la vente aux enchères qui eut lieu les 29 et 30 octobre 2021. Ces documents sont aujourd’hui classés aux Archives départementales de la Vendée (328 J 1 à 57).

    D’autres fonds d’archives privées ont également été dépouillés par madame de Pommereau qui a consulté de nombreux documents aux Archives nationales, au Service historique de la Défense ainsi qu’au Centre des Archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères, à La Courneuve. Bien entendu, elle n’a pas oublié la documentation écrite (mémorialistes, travaux des historiens…).

    Résultat : une œuvre passionnante, riche d’informations inédites, bien écrite, qui remet les choses au point au sujet de 1815. Un beau travail que vous aurez plaisir à lire et qui enrichira votre bibliothèque.


D.L.



Un nouveau livre sur les origines des guerres de Vendée

     Chez Edilivre, Jean-Claude Ménès, auteur bien connu des passionnés des guerres de l’Ouest, et particulièrement des adhérents de notre association, propose L’Explicable Vendée et les massacres de septembre expliqués. Clin d’œil, bien entendu, au Rapport sur la Vendée au nom du Comité de salut public, présenté par Barère lors de sa séance du 1er octobre 1793, imprimé par ordre de la Convention nationale : « Citoyens, l’inexplicable Vendée existe encore, et les efforts des républicains ont été jusqu’à présent impuissants contre les brigandages et les complots royalistes. »

    Ce projet de destruction de la Vendée, exposé sur une vingtaine de pages, ne sera mis en œuvre par Turreau et ses sbires qu’à partir de la mi-janvier 1794.

    Le projet de Jean-Claude Ménès n’est pas une nouvelle étude sur le génocide — auquel il ne croit pas — mais vise à démontrer les véritables raisons de cette guerre. Selon lui, les historiens se sont trompés sur les fondements de cette insurrection vendéenne. Il faut lire cette importante étude de 457 pages pour se faire une idée de l’incroyable documentation utilisée par l’auteur. Les conclusions seront probablement discutées.

    Jean-Claude Ménès est ingénieur ENSPM, docteur en histoire, lauréat de l’Académie française et diplômé d’un DEA dans les disciplines médicales et pharmaceutiques. 

Prix du livre : 25 €




19/06/2026

Le serment de la Durbelière du 19 au 23 aout 2026

    Cet été, le château de la Durbelière, près de Mauléon en Vendée, accueillera pour la première fois le spectacle son et lumière Le Serment de la Durbelière. Porté par des jeunes enthousiastes, le projet réunit 200 bénévoles et figurants autour d’une ambition commune : faire revivre l’histoire de ce lieu emblématique de la Vendée militaire.

    Ancienne demeure de la famille de La Rochejaquelein, où naquit Henri de La Rochejaquelein, figure majeure des guerres de Vendée, le château aujourd’hui en ruines constitue un décor chargé d’histoire. Le spectacle retracera près de mille ans d’histoire locale et nationale, du Moyen Âge à la Première Guerre mondiale, grâce à un important travail de recherche mené par des passionnés et des historiens.

    Pensé comme un projet profondément local, l’événement repose entièrement sur l’engagement bénévole des habitants et des amoureux de l'histoire. Entre décors, costumes, logistique et communication, toute une organisation s’est mise en place avec professionnalisme et enthousiasme.

    S’appuyant sur la générosité de donateurs, soucieux de l’importance cruciale de la transmission de l’histoire de notre pays à travers le patrimoine, et sur des campagnes de financement participatif (HelloAsso et Credofunding) le projet espère remplir les 740 places proposées chaque soir du 19 au 23 août 2026 ! Au-delà de l’enjeu financier, cette aventure humaine permet déjà de transmettre et de faire aimer l’histoire tout en renforçant les liens entre générations et habitants du territoire.

Pour ne rien manquer de leur actualité, vous pouvez les suivre sur les réseaux sociaux ainsi que sur leur site internet lesermentdeladurbeliere.fr


08/06/2026

Bienvenue à Ferdinand Millet

Nous avons la joie de vous annoncer qu’un Vendéen de plus vient agrandir notre grande famille vendéenne. Il s’agit de Ferdinand, Alojzije, Vittorio Millet, né le 2 juin 2026 à Ancenis fils de nos amis et fidèles adhérents Rudolf et Léa Millet, et petit-fils de M. et Mme Stéphane Millet, également fidèles adhérents de la Vendée Militaire

Il vient agrandir cette belle famille, et nul doute qu’il fait déjà le bonheur d’Éléonore, Foulques et Castille.

Tous nos vœux de bonheur et de santé accompagnent Ferdinand, et nous adressons nos plus sincères félicitations à ses parents.