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Eglise de Notre-Dame du Pé |
Notre-Dame du Pé et Louis Rougé
S'il est une paroisse chère au cœur de Sophie et chère à mon cœur, c'est bien celle de Notre-Dame du Pé. Avant la Révolution elle appartenait au diocèse d'Angers, aujourd'hui à celui du Mans.
C'est à Notre-Dame du Pé qu'est né, le 20 avril 1817, le légendaire braconnier de l'Anjou, Louis Rougé. Sa maison natale existe peut-être encore au village de la Bruère, mais Louis Rougé vécut ses enfances au village des Gatz où l'on montre la maison qu'occupaient ses parents.
Après avoir épousé sa cousine, Marie Rougé, le mercredi 25 juin 1845 à Daumeray, le couple s'installa à la Démennerie dans les bas de Saint-Germain, proche de la forêt du Grip, très proche de Notre-Dame du Pé. Pays de bois et de nature, providentiel pour les braconniers.
C'est à Notre-Dame du Pé qu'est né, le 20 avril 1817, le légendaire braconnier de l'Anjou, Louis Rougé. Sa maison natale existe peut-être encore au village de la Bruère, mais Louis Rougé vécut ses enfances au village des Gatz où l'on montre la maison qu'occupaient ses parents.
Après avoir épousé sa cousine, Marie Rougé, le mercredi 25 juin 1845 à Daumeray, le couple s'installa à la Démennerie dans les bas de Saint-Germain, proche de la forêt du Grip, très proche de Notre-Dame du Pé. Pays de bois et de nature, providentiel pour les braconniers.
La maison du braconnier
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La Démennerie, détruite en 1959 |
Une maison ? une "biquerie", une "gagnerie",

La Démennerie, quartier de l'ancienne chouannerie à Daumeray, au centre du "baugeois mystique". Avant Rougé, la petite maison avait appartenu à un Touchet, considéré comme "le patriarche" de la "Petite église" , famille à laquelle appartenait la mère du braconnier. Tout près, à Saint-Germain, subsistent les tombes de membres de cette Petite église. Un coin fascinant. Grande fut mon émotion devant cette maison qui abrita Louis Rougé et sa famille et qui fut témoin de tant d'événements entre 1854 et le début de l'année 1858. Trop à dire.
La passion du passé
C'est cette maison qui m'a donné, j'en suis sûr, le virus de l'histoire. Une passion qui a décidé du reste de ma vie. J'avais alors neuf ans. C'est seulement en 1966, aux Archives de Maine et Loire, que j'eus accès au dossier Louis Rougé, côté alors 26M83. Mais la série M (vaste série s'il en est, elle abrite notamment les nombreuses Demandes de pension des anciens soldats vendéens et chouans de l'Anjou, demandes que j'ai entièrement dépouillées ainsi que celles qui figurent dans le fonds de Romain), a été reconditionnée (en fonction de la circulaire des Archives de France du 16 décembre 1965).
Bientôt j'obtins, de M. le Procureur général (je conserve précieusement sa lettre), l'autorisation de consulter le dossier de la cour d'assises qui était encore conservé dans les archives de la cour d'Appel d'Angers. En même temps, j'entreprenais une campagne d'investigations dans les archives des mairies de Daumeray, la Chapelle d'Aligné, Notre-Dame du Pé, etc., et je menais auprès des habitants du pays une longue enquête sur cette formidable affaire. Moment exaltant ! La plupart de ces entretiens ont été utilisés dans les deux livres que j'ai publiés sur Rougé.
Bientôt j'obtins, de M. le Procureur général (je conserve précieusement sa lettre), l'autorisation de consulter le dossier de la cour d'assises qui était encore conservé dans les archives de la cour d'Appel d'Angers. En même temps, j'entreprenais une campagne d'investigations dans les archives des mairies de Daumeray, la Chapelle d'Aligné, Notre-Dame du Pé, etc., et je menais auprès des habitants du pays une longue enquête sur cette formidable affaire. Moment exaltant ! La plupart de ces entretiens ont été utilisés dans les deux livres que j'ai publiés sur Rougé.
La première édition de mon ouvrage fut publiée à Paris, chez Jacques Grancher, en 1974. Le tirage de 5000 exemplaires fut rapidement épuisé. Plus tard, aux éditons Cénomane, je rééditais ce livre après l'avoir considérablement enrichi de documents nouveaux. Cénomane réédita ce livre en 1987 et 1998. Une quatrième édition est en projet.
Sophie et Dominique

Par la suite nos enfants reçurent le baptême et firent leurs communions en cette église devenue incontournable pour Sophie et moi. Beaucoup d'adhérents de la Vendée Militaire assistèrent au mariage du président et de la trésorière. Nos témoins furent d'ailleurs des adhérents de notre association. Trois journaux de cette région publièrent un reportage sur notre mariage. Nous étions dans le pays de Rougé Le braconnier et j'étais considéré comme son historien. C'était aussi le temps où l'on parlait d'un film sur cette affaire. Notre mariage devenait donc une petite attraction pour les journalistes.
Notre-Dame du Pé, restera pour Sophie, nos deux enfants et moi un haut lieu de notre vie. Après bientôt 25 ans de mariage, mon épouse et moi remercions, sans cesse, le bon Dieu de nous avoir fait nous rencontrer. La Vendée a cimenté notre union. Malgré nos enfants, mon travail, nous n'avons jamais cessé un seul instant de nous occuper de la Vendée. Ainsi nous avons pu mener une vie familiale riche et prenante et nous occuper de cette noble cause qu'est la Vendée. Nous l'avons mise, après nos enfants, au sommet de nos préoccupations. Nous avons essayé, avec les membres du bureau de notre association, de faire plaisir à nos adhérents en célébrant cette histoire avec cœur et détermination. Et malgré les responsabilités que cela suppose en tant que président et trésorière. L'âge ne fait rien à l'affaire (lors de la création de la Vendée Militaire, je n'avais que 29 ans) ni au travail. On peut fort bien cumuler "travail, famille et passion". Il suffit d'être suffisamment organisé, avoir une vie non dispersée et disposer d'une volonté de chaque instant. Rien ne peut faire obstacle à une vraie passion.