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vendredi 1 mai 2020

La vie quotidienne à Cholet en 1914

Dans son journal, Suzanne Pellaumail raconte au jour le jour l'année terrible de 1914. Témoignage passionnant sur cette ville chère au cœur de tous les vendéens. Ce texte est présenté par sa petite-fille, Béatrice de Malleray, comtesse Michel de Rostolan, ancien député, président du cercle Renaissance et l'un des animateurs de Radio-Courtoisie où j'ai eu l'honneur d'être interviewé  par lui il y a quelques années.

Suzanne Pellaumail était la fille de Raymond Pellaumail (1854-1926), célèbre manufacturier de Cholet et de Marguerite de Mascarel de La Corbière (1869-1957). La famille Pellaumail est originaire des Deux-Sèvres. Elle participa à l'épopée vendéenne, notamment dans l''armée du "jeune adolescent de la Durbelière" au "timbre d'âme tout  johanique", Monsieur Henri, Henri de La Rochejaquelein. Si Jacques Cathelineau évoque immanquablement la Vendée populaire, la Vendée mystique, "la Vendée en sabots", à coup sûr, Monsieur Henri incarne magnifiquement le panache de la Vendée aristocratique et royaliste.

Lieutenant-colonel de Malleray
auteur des Cinq Vendées

Suzanne Pellaumail avait épousé, à Cholet le 27 mai 1919, le capitaine de dragons Bruno de Malleray, fils de Henri Charles-Joseph de Malleray, lieutenant-colonel, commandant le 210e d'infanterie, officier de la Légion d'honneur, trois fois cité à l'ordre de l'armée, mort pour la France à Verdun en 1916. Or, le lieutenant-colonel de Malleray est l'auteur, aux dires de feu le baron de La Tousche d'Avrigny, du meilleur précis militaire sur les guerres de Vendée. Ce livre, introuvable aujourd'hui, a été publié en 1924, huit ans après sa mort (Les cinq Vendées, Angers/Paris, 216 p.) La famille de Malleray devrait songer à le rééditer à l'identique. Elle rendrait ainsi un important service aux chercheurs. 

Le journal de Suzanne Pellaumail est bourré d'informations sur la vie mondaine, politique (on courrait écouter le marquis de Roux, célèbre tribun d'Action française), littéraire et artistique. On y trouve aussi quelques "potins" familiaux amusants. On quitte ce livre avec le regret de ne pouvoir lire la suite des années de guerre. Seul le manuscrit de l'an 1914 a été retrouvé.

Merci à Béatrice de Malleray pour ces pages qu'elle a bien voulu porter à la connaissance du public et saluons la tâche qu'elle accomplit comme directrice de la rédaction du journal Le lien des famille de France (138, rue de Tocqueville, 75 017 Paris. Tel : 01 42 27 48 22), formidable et indispensable instrument de travail pour les généalogistes.

Avant de clore cette rubrique et puisque nous avons évoqués la famille Pellaumail, je ne veux pas oublier la mémoire de Raymond Villedey (†), la courtoisie personnifiée et l'un des hommes les mieux renseignés sur les familles choletaises et l'histoire de la Vendée. Les informations qu'il me donnait régulièrement sur certains personnages figurent  dans mes fiches et dossiers. Je n'oublie pas qu'il fut un fidèle adhérent de la Vendée Militaire.Une pensée aussi pour le colonel de la Brunière, autre passionné de la Vendée Militaire.

D.L.

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